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je suis entré en photographie par la petite porte
comme une seconde vie en quelque sorte. Et comme j’allais le découvrir par la suite, un lent processus d’introspection.En 1987 pour être précis.Date à laquelle “le numérique grand public” n’existait quasiment pas .voir ici  : < Appareil Photo Numérique >A l’époque la pratique de la photographie se réalisait assez simplement. avec de petites bobines de film souple en format 24X36 mm (format 135) Il y avait également un autre format moins répandu, toujours en bobine : le format 120, 56 mm de haut, dénommé 6X6. Aujourd’hui on trouve toujours ces bobines formats 135 & 12O, en ligne généralement.Films en Noir & Blanc
On utilisait des film photographie Noir & Blanc. Le traitement des films couleur était bien plus fastidieux (et onéreux). Il s’agissait d’un film souple, sensible à la lumière, en bande de 24 mm de large, perforé sur le bord. Le tout enroulé dans une petite bobine, étanche à la lumière. Cette petite bobine était logée à l’arrière d’un boitier photo dédié. Derrière un capot étanche à la lumière avec sur le dessus un levier, de façon à faire avancer une partie du film. (avancement de 36 mm + une petite marge)Je me rendais à l’Espace St Cyprien à Toulouse. Il disposait d’une antenne “photographie” avec des intervenants, des thématiques et des stages liés à la photo. Il proposait , en libre accès des box avec 1 agrandisseur  sous lumière inactinique et des cuvettes de développement; (moyennant un abonnement modeste). Bref tout le matériel pour réaliser ses tirages de photographie !Voir ici : < Espace St Cyprien >

Prise de Vue

Rappel : la prise de vue en photographie nait d’une vision que l’on a imaginé, de la scène cadrée (et limitée forcément). Bien entendu, ici, on n’a pas de retour ou de contrôle comme dans “le numérique”. Une fois la prise de vue effectuée, on développe son ou ses films dans une petite cuve étanche aux liquides et à la lumière. 3 bains  : selon un certain temps d’immersion et de retournement.

    • Révélateur

    • Bain d’arrêt

    • Fixateur

    • Lavage + séchage

Une fois séché, on coupe notre film en bande de 6 vues. Elle seront mises à plat dans un sachet en papier cristal neutre.

Planche Contact

Par la suite on réalise une planche contact. On place nos bandes de 6 vues sur une feuille de papier photographie sensible, 24X30, maintenue par une plaque en verre d’épaisseur 5 mm, pardessus . Puis on passe le tout sous l’agrandisseur, puis dans les bains de développement. On aura alors une vue d’ensemble de la pellicule en entier. On pourra ensuite effectuer un choix d’images représentatives, en vue de les tirer en plus grand. Enfin on utilise l’agrandisseur pour tirer l’image du film et réaliser un tirage , donc, sur une feuille de papier sensible de format choisi : 30X40 ou plus grand.

Voir ici : <Ilford Papier Photographique>

Quelques années plus tard…

Plusieurs boites de négatifs 24X36 (et du 6X9 aussi) et des boites de tirages photographie Noir & Blanc avec divers sujets et projets engagés…

Avènement de la Photo Numérique

” Les techniques informatiques  binaires déjà massivement utilisées dans le domaine de l’enregistrement du son, on été utilisées dans la saisie de l’image, rompant avec les procédés argentiques et analogiques , fondés sur la sensibilité de la lumière à certaine composante chimique. Alors qu’auparavant la lumière venait imprimer directement la surface sensible du film négatif, elle est désormais saisie par des capteurs électroniques qui traduisent les informations reçu en nombre autorisant la reconstitution de l’image sur un périphérique informatique intégré.

La technologie permet ainsi désormais l’encodage d’image en une série de pointsles pixels* .

* (provenant de la locution anglaise “picture elements” le pixel est l’unité de mesure de l’image numérique pour spécifier les définitions d’affichage de l’image sur l’écran.)

Après la Photographie ? de l’argentique à la révolution numérique / page 99-100-101 / par Quentin Bajac / Découvertes Gallimard

Par la suite

–  apparition du “Scanner” : un appareil pour digitaliser ses négatifs, pour les transformer en images numériques. Sans oublier également les moyens de stockages de ces fichiers numériques.

 – découverte de logiciels pour traiter ses images numériques (Photoshop, Capture One…)

– apparition du format RAW ; l’image numérique brute, avec une grande latitude de correction en post-production.

–  le tout piloté par un ordinateur dédié à la photographie, assez véloce, des écrans et des périphériques de sortie (imprimantes)

Que retenir de cette époque ?

C’est le coté “artisanal” , la photographie, faite à la main, à la maison avec esprit, malgré l’outillage sophistiqué, par moment, … Internet et tutti quanti… mais cela reste des outils.

De vrais projets de photographie , pensés, exécutés avec un rendu final.

L’idée est bien là : imaginer une image à partir d’une sensation, voire d’une vague émotion calme ou effrénée : saisir et cadrer, traiter  et tirer un exemplaire sur papier (avec son cadre) pour l’exposer chez soi ou dans une galerie, un festival…